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19 Février 2012
Pour un OUI, pour un NON
Des propriétaires de bateaux amarrés dans les ports aixois, lassés des dégradations commises sur leurs embarcations, se sont constitués en collectif pour se tourner vers la CALB, gestionnaire des ports, afin d’obtenir réparation et davantage de surveillance. Réponse en substance du vice président UMP de la CALB : « les dégradations sont marginales, la video surveillance ne servirait à rien et en plus ça coûte cher, or chaque euro ainsi dépensé devrait être compensé par une recette. » Soit.
Dans le même temps, bien qu’aucun « collectif » ne se soit constitué pour réclamer de la video surveillance en centre ville, le maire UMP, également président de la CALB, va y installer prochainement des caméras pour un coût total (mais encore provisoire) de près d’un million d’euros. Et sans se soucier de savoir comment ce million d’euros dépensé sera compensé par un million d’euros de recettes. A l’évidence, à l’UMP on a un discours à géométrie variable. Quand on a décidé de mettre de la video surveillance, on trouve tous les prétextes pour dépenser de l’argent. Quand on ne veut rien faire, on trouve toutes les excuses pour rester immobiles.
Il y aurait pourtant un moyen de mettre tout le monde d’accord tout en restant fidèle aux grands et nouveaux idéaux clamés par le candidat UMP à la présidence de la république : un référendum!
Le référendum, c’est le truc que le candidat Nicolas Sarkozy vient de ressortir de la naphtaline pour abuser le bon peuple en prétendant que ce serait là, défense de rire, le summum de la démocratie. Du coup ses fidèles supporters locaux, et en particulier le trésorier de l’UMP, ne peuvent pas faire moins que de lancer des référendums dans leurs fiefs.
Ainsi, avant de dépenser un million d’euros (en pure perte) dans de la video surveillance, le député maire UMP serait-il bien inspiré d’interroger l’ensemble des Aixois. La question serait simple : êtes vous favorable à l’instauration de la video surveillance dans votre ville ? De plus, ce référendum ne coûterait pas cher à organiser (juste l’impression de quelques milliers de bulletins OUI et NON) et aurait le mérite de donner, enfin, la parole aux citoyens.
Il n’est pas inutile de rappeler que « donner la parole aux citoyens », cela avait d’ailleurs été l’un des engagements du député-maire UMP peu après son élection en mars 2001, lequel promettait alors de mettre en place une vraie « démocratie participative » dont on n’a jamais vu le premier signe.
A croire que le maire UMP est un peu comme le président de la république sortant, lequel semble souffrir des prémices de la maladie d’Alzheimer. N. Sarkozy semble en effet avoir oublié qu’en mai 2005, à l’occasion du dernier référendum qui a eu lieu en France, les électeurs avaient massivement voté « NON » au projet de constitution européenne. Trois ans plus tard, c’est lui, une fois élu président, qui s’asseyait sans vergogne sur le « NON » des Français et faisait ratifier la constitution européenne par les députés et les sénateurs aux ordres. Et le voilà qui clame aujourd’hui qu’il voudrait, à l’avenir, plus de référendums. Ça se soigne, docteur, ces trous de mémoire ?
En vérité, les dirigeants ont une vraie trouille des référendums dont ils craignent que les électeurs les utilisent pour répondre à une question qui ne leur serait pas posée. Dans ces conditions, on ne voit qu’une seule question à laquelle les Français répondraient, sans détour, et par un « OUI » franc et massif: Pensez vous que les personnages politiques qui dirigent ou prétendent diriger ce pays se moquent en permanence de ce que vous pensez ?
Jacques Girard
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12 février 2012
La France est (était?) une république indivisible, laïque...
Article 1er de la Constitution
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion.
La France est une république laïque. Hâtons nous de profiter de cette chance car on a parfois l’impression que cela ne va pas durer.
Cette semaine le CRIF, conseil représentatif des institutions juives de France, organisait son dîner annuel. Quoi de plus normal que des coreligionnaires organisent une soirée de rassemblement. Quoi de plus légitime que, dans un souci d’oecuménisme, les mêmes invitent à ce raout des représentants des autres confessions. Mais là où l’on commence à s’interroger c’est quand le Président de la république « laïque » vient lui aussi, es qualité, apporter sa caution républicaine à ce rassemblement confessionnel. Il est vrai que celui là n’avait pas hésité à aller s’agenouiller devant le Pape et à prétendre que le curé valait mieux que l’instituteur. Mais là où l’on n'arrête pas de s’interroger c’est quand on voit que l’éventuel successeur du Président de la république vient lui aussi présenter ses dévotions, pardon, ses civilités, aux représentants religieux. D’autant plus étonnant que ce candidat est l’héritier d’une longue tradition « laïcarde » et franc-maçonne.
Et il en va de même avec tous les « salamalec » que les mêmes dirigeants politiques adressent à une autre communauté religieuse, au mépris de l’article 1 de la Constitution. Plus prosaïquement, si l’on ose dire, on a appris cette semaine que dans une commune de l’est de la France les contribuables avaient financé un cimetière exclusivement réservé aux musulmans. Il paraît que les musulmans du coin ne supportaient plus de devoir traverser des cimetières avec des tombes ornées de croix et de fleurs, symboles qui ne correspondent pas à leurs rites religieux. Et cette nouvelle discrimination cautionnée sur fonds publics n’a, semble-t-il, choqué personne, surtout pas ceux qui, à gauche, prétendent lutter contre les discriminations...
Dans ce pays aux inégalités de plus en plus criantes et insultantes, il subsistait jusqu’alors une égalité : celle de tous après la mort. Et voilà que nos institutions sont en train d’admettre que, même après la mort, les individus ne seraient pas tous semblables et que les musulmans ne pourraient plus s’allonger paisiblement, pour leur dernier sommeil, à côté des juifs, des catholiques, des bouddhistes ou des libres penseurs. Que voilà un drôle de communautarisme...
A Aix les Bains aussi le principe de laïcité a été bafoué quand le grand charlatan de l’hôtel de ville a prétendu qu’il trouvait légitime de réserver des horaires de la piscine publique à l’usage exclusif des membres d’une congrégation religieuse. Garant du respect de la loi et saisi de cette affaire, le procureur de la république n’a pas encore trouvé le temps d’y répondre.
Aux dernières nouvelles, cette transgression de la loi devrait cesser à la réouverture de la piscine intercommunale après les travaux de rénovation, soit en septembre 2013. Comme personne ne peut croire que le député-maire UMP d’Aix les Bains oserait se déjuger et prendre une telle décision à six mois de l’élection municipale, il n’y a qu’une explication possible : le grand baratineur ne sera plus aux commandes à cette date. Une hypothèse que dans son propre camp on envisage comme très plausible.
Qu’Allah, Bouddha, Yavé, Dieu et autres mânes de Diderot confirment cette prophétie. En toute laïcité, bien entendu.
Jacques Girard
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5 février 2012
Insécurité grandissante : psychose, psy cause toujours.. !
L’insécurité est un sujet qui est arrivé brutalement à la une de l’actualité aixoise. Curieusement, il n’en était pas question voici encore quelques années. Jamais, à la veille d’élections, ce sujet n’avait fait partie des préoccupations des candidats. Mais en cet hiver 2012, c’est une véritable psychose qui semble s’être emparée de certains habitants. Ainsi ce dernier exemple qui date tout juste de ce vendredi après midi...
Un cambriolage audacieux vient d’avoir lieu dans un appartement d’une résidence présumée tranquille et sûre implantée au long d’un grand boulevard aixois. Immédiatement c’est l’affolement chez les autres occupants de l’immeuble. Une septuagénaire, visiblement affolée, se confie à ses proches. Elle raconte qu’elle a vu les auteures de ce cambriolage. On met auteures au féminin, car selon cette voisine de l’appartement visité, les voyous seraient trois jeunes femmes avec de forts accents étrangers. Le mode opératoire renforce le sentiment d’angoisse de cette dame âgée : les cambrioleuses auraient opéré en plein jour après avoir fait sauter le barillet de la porte d’entrée. Du coup la voisine se dit que cela aurait pu lui arriver à elle aussi et elle panique à l’idée de quitter son domicile et de revenir pour se retrouver nez à nez avec des malfaiteurs. Justifié ou non, ce sentiment d’inquiétude n’est pas prêt de s’effacer... Mais il n’est pas isolé.
Formant le gros bataillon des lecteurs du quotidien local, les personnes âgées vulnérables sont les plus sensibles à ce climat d’insécurité qui semble se propager dans la ville à travers le récit des multiples faits divers qui émaillent la vie locale. Les mêmes personnes forment aussi le gros du bataillon des électeurs du député-maire UMP. On pourrait donc s’attendre à ce que le député-maire UMP prenne la parole pour admettre la progression de la délinquance, au lieu de la nier, mais aussi pour la dédramatiser, pour rassurer les populations les plus sujettes à l’inquiétude et annoncer les mesures qu’il entend prendre pour remédier à cette situation préoccupante.
Au lieu de cela, quand il ne s’affiche pas en photo pour des manifestations totalement bidonnées par son service com', quand le député-maire UMP prend officiellement la parole c’est pour se féliciter du ralliement à sa cause d’un de ses opposants qui avait pourtant disparu de la scène publique. Comme si tout ce qui intéressait le député-maire UMP en cette période d’inquiétude c’était juste ces petites manœuvres électoralistes dont la majorité de la population se fiche totalement. Face à la psychose, il cause, il cause, c’est tout ce qu’il sait faire. La preuve est apportée, une fois de plus, du décalage qui existe entre ces élus qui ne vivent que pour garder le pouvoir et la réalité de tous les jours que vivent les citoyens.
Le drame, c’est que les élus locaux reproduisent à l’échelle de la ville l’exemple donné aux plus hauts sommets de l’état. Quand on voit un président de la république recevoir à l’Elysée, et en grand tralala, des anciennes couseuses de soutien-gorge bientôt reconverties dans la fabrication de sacs qu’elles ne pourront jamais s’offrir, on ne peut plus s’étonner des frasques du grand baratineur local.
Pauvres de nous, c’est la rançon de la pseudo démocratie qu’on a laissé s’instaurer...
Jacques Girard
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PS : Merci de continuer quand même à faire connaître ce site autour de vous. Avec un peu de chance, les acteurs de la scène ci-dessus se reconnaîtront peut-être.
Lien à copier et à transmettre à vos correspondants:
http://aixlesbains-lejournal.fr/humeurpolitique.html
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