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13 janvier 2012

 

Des faux amis, un shérif, de dangereux délinquants, et de grandes contradictions, c'est la revue de la semaine

 

Préservez moi de mes "amis", mes ennemis je m'en charge

Dans la précédente édition il était question des propos que le député-maire d’Aix les Bains avait tenus mercredi soir lors des vœux en la mairie de Tresserve. Sans contredire ce que nous avions rapporté, un lecteur croit utile de préciser que si Dord a évoqué une série de chantiers qui ne concernaient pas Tresserve, c’était davantage pour embêter le maire du lieu que pour le louer. « Rappeler aux Tresserviens, que c’est leur maire qui pilote les investissements de la CALB au Revard, ceux de la piscine d’Aix les Bains, ceux du futur port à barques du Petit Port d’Aix les Bains, ceux du chemin lacustre à Brison Saint Innocent ou encore ceux du restaurant à la Chambotte, c’est pour Dord l’occasion de se défausser de sa responsabilité sur ces travaux coûteux et de présenter Jean-Claude Loiseau comme celui qui dépense l’argent et se disperse. N’oubliez pas qu’avant de rappeler que c’était le maire de Tresserve qui était le pilote de ces travaux dont les Tresserviens se moquent, Dominique Dord avait tenu à préciser qu’entre lui et Jean-Claude Loiseau il y avait parfois eu des divergences de vue. Je suis étonné que cela vous ait échappé ».

Cela ne nous avait pas vraiment échappé mais ce n’est pas plus mal si c’est précisé par quelqu’un d’autre.

 

Le "shérif" dégaine plus vite que son ombre

Mardi on attirait ici l’attention sur les risques encourus par l’instauration d’une police municipale omniprésente sur la ville avec caméras de video surveillance. Fait du hasard ou provocation, ce jeudi, l’Hebdo des Savoie publie une très longue interview du « shérif de ces dames » d’Aix les Bains sur le même sujet. Et Renaud Beretti, à travers ses réponses, ne fait que confirmer nos inquiétudes. A l’évidence le personnage est véritablement entré dans la peau du « shérif », surnom dont nous l’avions affublé par dérision. Il a vraiment envie de faire régner sa façon de voir la loi dans la ville. Il faut lire cette interview, c’est édifiant. Parmi les réponses les plus surprenantes de Beretti on a retenu celle-ci : « Il est évident que la video protection déplacera le problème. C’est justement l’objectif ».

On pouffe de rire ou on se pince pour ne pas y croire..?

 

Deux dangereux délinquants hors d'état de nuire

Ah, la lutte contre la délinquance, le Daubé y participe activement. Par exemple en soulignant que la police vient encore de mettre fin aux agissements de deux dangereux individus qui sévissaient à Aix les Bains. Dans la rubrique « faits divers express » de la page « votre région » du 11 janvier, on pouvait lire un premier article signalant que la police avait arrêté le conducteur d’un scooter qui roulait… avec de fausses plaques. Dans un second article, juste en dessous, le Daubé relatait que lors d’un contrôle routier les policiers avaient constaté qu’un véhicule était… en défaut de contrôle technique. On comprend mieux pourquoi il faut vite installer des caméras de surveillance un peu partout : pour que de tels dangereux individus cessent enfin de nuire.

Note aux benêts : Parole, on n’invente (jamais) rien. Le daubé à réellement consacré deux articles à ces deux « faits divers » dans sa page "région". Et pendant ce temps là, toujours rien sur les élus qui enfreignent la loi et qui se mettent illégalement de l’argent dans les poches ou celles de leurs amis.

 

La question de conscience

A propos d’élus irréprochables, Marcel Girardin, représentant de l’opposition voglanaise, a fait parvenir à toute la presse (papier et électronique) un communiqué dans lequel il rappelle que le maire de Voglans exige d’un futur exploitant d’un bar-restaurant un casier sans condamnation alors que lui-même (le maire) a fait l’objet d’une condamnation pour recel d’abus de biens sociaux et autres. Et M. Girardin en tire une conclusion et une seule : le maire de Voglans doit démissionner.

Pas sûr que l’élu ainsi mis en cause va suivre ce conseil dans la mesure où la loi a moins d’exigence pour les maires que pour les bistrotiers. Faute de loi, le reste n’est qu’une question de conscience, d’honneur ou d’opportunité, c’est selon...

 

Une 358ème place dont personne ne parle

Un autre lecteur attire notre attention sur le classement réalisé par le site « le journal du net – économie ». Ce journal a recensé les villes de France où l’économie était en plein boum, celles qui avaient connu la meilleure poussée démographique, celles où il y avait le meilleur niveau d’équipement, etc. Et Aix les bains n’apparaît jamais dans les classements. Mais ce qui a intéressé notre lecteur c’est le dernier rapport réalisé par le site : « classement des villes de France qui se développent économiquement mieux depuis dix ans ». Et là, Aix les Bains, la ville qui renaît de ses cendres, la ville d’avance, la ville en rénovation permanente, la ville pour laquelle not’maire se décarcasse tant, n’apparaît qu’en… 358 ème position.

C’était bien la peine que Dord se donne autant de mal pour persuader les Aixois que tout allait mieux depuis dix ans pour en arriver là.

 

La grande contradiction des élus de la CALB

Enfin, un autre lecteur (qui se présente comme contribuale) nous adresse la copie d’un message qu’il a envoyé hier à Jean Claude Loiseau, vice-président de la CALB, suite à la lecture d’un article paru dans le DL sur le restaurant de la Chambotte. Il lui dit avoir « bondi » en lisant que la CALB a racheté ce restaurant (1,2 million d’euros rappelons le) parce que « le bâtiment risquait de passer dans le privé ». Et le contribuable de s’étonner « Quel danger y avait-il à voir ce restaurant passer dans le privé ? » avant de rappeler au maire de Tresserve : « Que devrions nous dire, nous, contribuables et propriétaires des Thermes d’Aix les Bains ? Ces thermes valaient dans les 60 millions d’euros. Vous et vos amis les avez cédés (avec une partie de la ville et les sources) pour 3 millions d’euros. Il est vrai que pour le président de la CALB, c’était une très bonne opération vu que lui les avait estimés à 1 euro ».

Force est de reconnaître que ce lecteur met les élus aixois devant une grande, une énorme, une gigantesque contradiction. Comment peuvent-ils justifier une dépense de 2,5 millions d’euros (avec les travaux) pour un restaurant à la Chambotte (qui n’est même pas dans le ressort de la CALB) et avoir, dans le même temps, accepté de laisser filer au privé les thermes nationaux. Il y a là quelque chose de totalement incompréhensible. On attend avec intérêt que le lecteur nous communique la réponse que le premier vice président de la CALB ne manquera pas de lui adresser en retour.

 

Et la question à 1,2 million d'euros...

Enfin, un autre lecteur, qui a lu le même article, s’étonne d’y constater que le nom de Claude Giroud, suppléant de Dominique Dord, maire d’Albens, conseiller général et grand manitou du canton où est situé le restaurant la Chambotte, n’apparaît à aucun moment. Et il nous pose la question: « Qui était le notaire des « pauvres » gens qui pleurent dans le journal après avoir vendu pour 1,2 million d’euros à la CALB leur restaurant de la Chambotte ? »

Réponse : on ne sait pas ! Alors si quelqu’un sait…