Merci patron! Un défi à relever à Aix les Bains...

La démocratie représentative n'étant qu'un leurre, voici une façon de reprendre (un peu) le pouvoir.


Si l'on s'en tient à leur sens premier, associer les mots démocratie ET représentativité relève de l'oxymore, autrement dit cela revient à tenter de concilier deux contraires.

La démocratie signifiant que le pouvoir est entre les mains du peuple, ce pouvoir ne saurait être aveuglément confié à des représentants qui, une fois désignés, n'en feraient plus qu'à leur tête et selon leurs propres intérêts. Or c'est ce qui se passe depuis trop longtemps dans notre pseudo démocratie à la française. C'est tellement évident qu'une très large majorité de Français reconnaissent n'avoir plus la moindre confiance dans leurs "représentants" politiques (mais aussi syndicaux) pas plus que dans la presse classique. Une défiance qui se manifeste désormais dans une abstention bientôt majoritaire dans le pays.
Pendant ce temps des mouvements incontrôlés...
Heureusement, il existe quelques signes encourageants. Un peu partout en France, à l'écart des grands mouvements contrôlés par des pouvoirs qui se soutiennent entre eux, naissent des groupes, des journaux non stipendiés par les puissances financières, des prises de paroles, des associations de citoyens décidés à bousculer les idées reçues et à secouer l'apathie. Ainsi, à Amiens (Somme) François Ruffin a créé un journal alternatif intitulé Fakir et dont le slogan ne cache pas ses ambitions "Fâché avec tout le monde".
Ce trublion n'en est pas resté là. Il vient, quasiment seul, avec des bouts de ficelles, de réaliser un film qui s'apprête à être diffusé dans de nombreuses salles de France: Merci Patron!
Voici comment la radio RTL (qui ne saurait être classée comme alternative) a présenté ce film:
Merci Patron ! est un documentaire inclassable. Tout est vrai. Pourtant on se croirait parfois dans Bienvenue chez les Ch'tis, parfois dans un livre de Zola, et parfois dans un Cash investigation low-cost mais comique. On pleure et on rit. L'essentiel se passe dans le séjour-cuisine de Jocelyne et Serge Klur à Forest-en-Cambrésis, un village perdu près de Cambrai. Les époux Klur ont fait toute leur carrière chez un sous-traitant de LVMH. Ils fabriquaient pour la marque Kenzo, jusqu'à ce que l'usine textile ferme pour délocalisation en Pologne.

Ce film apporte la démonstration que les citoyens modestes et sans pouvoir ne sont pas forcément réduits à la résignation.
Naturellement, les grandes compagnies ne vont pas se bousculer pour programmer Merci Patron dans les salles. C'est pourquoi son auteur et son équipe attendent que d'autres citoyens, y compris dans des régions éloignées du Nord-Pas-de-Calais-Picardie
, se mobilisent pour programmer ce film dans leur ville.
Voilà le défi qui est lancé à Aix les Bains: s'y trouvera-t-il un mouvement, une association, un club, un groupe de résistants à la morosité ambiante, pour essayer de programmer ce film et d'organiser des débats à l'issue de sa projection? Ou bien la passivité et la résignation l'emporteront-elles encore une fois dans une ville amorphe? On le saura bientôt.

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