Quelle autorité !

C'est un vrai festival de faux cultes


Comme les années précédentes les gens du voyage sont de retour. Comme d'habitude, profitant du relâchement du week-end et des congés de tout le personnel de la police municipale, c'est samedi après midi qu'ils se sont installés sur les pelouses de l'esplanade du lac après avoir "proprement" démonté quelques barrières. Depuis, plus d'une centaine de véhicules divers occupent le terrain dont certains qui font des allers-retours sur le gazon. Ce qui, dans les conditions climatiques que l'on connaît depuis dimanche, promet de jolies ornières.


Comme d'habitude, les autorités (hi,hi) locales, d'abord surprises (sic) ont très vite réagi par la voix de l'inénarrable premier adjoint de service. Lequel Beretti, selon le dauphiné, n'aurait pas hésité à prononcer des propos d'une grande fermeté, confer l'extrait ci-dessous:

Eh, oui, Beretti, s'adressant aux gens du voyage, leur a "formulé son désir de les voir partir très rapidement". Bouhouhou! Comme ils ont dû avoir peur d'une telle réaction, nos amis les voyageurs..!
Et encore, le daubé a donné la version édulcorée de la fermeté du shérif de ces dames lequel aurait en réalité menacé les envahisseurs en ces termes: " Je les prie très humblement de bien vouloir avoir l'extrême amabilité de consentir à accepter de me faire plaisir en accédant avec obligeance à mon désir de les voir quitter les lieux dès que cela leur paraîtra éventuellement possible mais pas beaucoup plus tard et si cela ne les dérange pas trop".
En voilà un homme, un vrai, qui serait prêt, au pied levé, à remplacer notre miniministre de l'Intérieur.

Elle nous fait poète-poète

Le daubé, dans sa version aixoise, se veut une vraie source d'enrichissement culturel et ne rate pas une occasion de nous le démontrer. Dans l'édition dominicale, la cheffe d'agence en personne, étalant sa culture Wikipédia, nous a rappelé (?) que c'était en 1917 que le brave Alphonse de Lamartine avait écrit son célèbre poème Le Lac:

En 1917, le cher Alphonse n'étant déjà plus de ce monde depuis près d'un demi siècle, on l'aurait plutôt imaginé publiant les Mémoires d'Outre-Tombe, si toutefois ce titre ne lui avait pas déjà été piqué par un certain Chateaubriand...

Dans le même article, la même férue de culture nous apprend qu'en 1848, Lamartine a été chef du gouvernement provisoire "avant le retour en force de Napoléon Bonaparte". Ah, bon? Sauf que, en 1848, Napoléon Bonaparte était mort et enterré depuis 27 ans et que c'est son neveu, Louis-Napoléon, le futur Napoléon III, qui, à défaut d'un retour en force, se contenta, ce n'était déjà pas si mal, de remporter les élections.
On savait déjà que la cheffe d'agence du daubé réécrivait régulièrement l'histoire contemporaine aixoise, on ignorait qu'elle avait aussi la prétention de réécrire l'Histoire de France telle qu'on la trouve dans tous les bons manuels.

Il y a gentil et gentil

Dans la précédente mise en ligne on avait relevé le comportement de D. Dord, rabrouant, en des termes excessifs et grossiers, une dame qui osait contester son plan pour les anciens Thermes. A l'appui on avait cité un extrait d'un billet paru dans le "gentil" Essor Savoyard, précisions-nous. Un des correspondants qui nous avaient transmis une copie de l'article a insisté pour nous faire remarquer que le "gentil" Essor, dans ce même article, avait plutôt maltraité l'interlocutrice de Dord en écrivant, avec jouissance, qu'elle avait été entièrement rhabillée pour l'été:

La désobligeance vis à vis de cette dame qui ne méritait pas ce "rhabillée pour l'été" ne nous avait pas vraiment échappé. Le qualificatif "gentil" n'était donc pas à prendre au pied de la lettre mais dans le sens de très complaisant. Gentil, mais
avec Dord.


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