Au Royaume d'Ubu, plus rien ne peut nous étonner

Qui a ubu ubura


Je ferai remarquer aux hommes politiques qui me prenne pour un rigolo que ce n'est pas moi qui ai commencé. Cette citation de Coluche va être, pour l'avenir, notre leit-motiv, même si l'autre ci-dessous donne aussi à réfléchir:


Prenons l'exemple de notre Ubu-Dord local, lui qui se paie notre tête depuis plus de 15 ans en toute impunité...
C'est quand même lui qui prétend qu'il n'a pas augmenté les impôts locaux alors que chacun peut vérifier qu'entre la commune, la CALB, les taxes sur l'eau et l'électricité et autres fariboles, les charges des Aixois ont quasiment doublé depuis son arrivée.
C'est quand même lui qui a inauguré à vélo et a osé appeler "Allée Promenade" une artère surpeuplée et bétonnée qui est devenue aussi encombrée et polluée par les voitures que les rues du centre ville.
C'est quand même lui qui, en 2001, a décidé de vendre 30.000 mètres carrés de terrain communal, à 15 euros le mètre carré, dans le Bois Vidal en promettant que si le projet (d'un complexe balnéo) ne se faisait pas, il ne signerait pas l'acte de vente mais qui l'a signé quand même en 2006, dans des conditions de légalité plus que douteuses, alors que le terrain est toujours nu. Et le même qui se plaint que la Ville n'ait plus de terrain à offrir à Bouygues alors qu'en 15 ans il a vendu quasiment tout ce que ses prédécesseurs avaient accumulé en cinq ou six décennies comme biens immobiliers.
C'est quand même lui qui a refusé de dépenser plus d'un euro pour racheter les Thermes Chevalley tout neufs et leur 20 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel et qui, deux ans plus tard, a racheté très cher les anciens Thermes en ruine dont il reconnait aujourd'hui que la rénovation et la requalification vont coûter, au bas mot, 95 millions d'euros.
C'est lui aussi qui, depuis des années, prête, pour un loyer dérisoire et sans le moindre bail ni convention valable, 2000 mètres carrés dans ces anciens Thermes à une société dirigée par des amis lyonnais. Et c'est lui qui, ne pouvant pas accorder à ces amis le bail commercial dans les conditions qu'il leur avait promises, s'apprête à leur céder, à prix sacrifié, la plus belle partie des anciens Thermes.
On n'en finirait plus d'énumérer les extravagances de cet élu qui a transformé la ville d'Aix les Bains en un gigantesque Monopoly auquel il a invité ses amis les promoteurs et autres gens d'affaires à participer.
Citons encore, juste pour rire, ces autres bouffonneries du grand chef local qui a décidé d'affubler le bassin aixois de l'appellation "Riviera des Alpes" ou qui a décidé, lui tout seul sans en référer à quiconque, de rebaptiser Grand Lac la communauté d'agglomération, alors que ce Grand Lac n'a aucune existence légale. Tout cela suffit à démontrer à quel point ce personnage se moque de nous avec une arrogance et une suffisance qui n'ont d'égales que sa morgue et sa mauvaise foi.

Mais ce qui étonne le plus c'est encore l'absence de réaction. Par exemple, la presse a relaté ces jours derniers que l'opposition de Gauche chambérienne avait engagé des recours contre un projet, jugé abscons, du maire L.R. de la ville préfecture, lui-même à peine élu depuis deux ans, et que le  tribunal administratif avait donné raison à l'opposition et avait ordonné l'interruption des travaux. Or, à Aix les Bains, depuis 15 ans, jamais l'opposition ne s'est réellement opposée, à part en paroles, à un projet stupide mené par le maire, y compris les plus déraisonnables ou les plus illégaux. Quant aux autorités (sic) du coin, censées veiller à la légalité des procédures, elles se sont régulièrement montrées d'une rare mansuétude avec l'élu aixois.
Bref, la conclusion s'impose, "On" se fout de nous, dans tous les compartiments du pouvoir. "On" nous prend pour des rigolos tant il est vrai que face à la passivité des Aixois, "On" aurait bien tort de s'en priver.
Dans ce contexte, "On" comprendra que ce journal a décidé, à son tour, de traiter tout cela à la dérision tout en continuant de dire la vérité.
D'où le changement du sous-titre de ce journal qui devient " Au Royaume d'Ubu Roi, plus rien ne peut nous étonner".
En tout cas, pour ce qui est du foutage de gueule, un fait est avéré et incontestable: c'est pas nous qui avons commencé!

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