Des plaintes pour harcèlement au travail à... la police municipale d'Aix-les-Bains !

Au travail? Sans rire ?


Selon des informations en provenance de source généralement bien informée, de nouvelles plaintes pour harcèlement seraient envisagées au sein du personnel de la police municipale aixoise.

Selon les mêmes sources, des membres du personnel de la PM seraient actuellement en arrêt de "travail" pour des faits de harcèlement. Parmi les motifs retenus pour ces harcèlements il en est au moins un qui ne fait pas sourire puisqu'il s'agirait de harcèlement sexuel sur le lieu de travail qui aurait conduit la victime présumée à quitter ses fonctions. Une information à prendre au conditionnel tant que le procureur de la république n'aura pas confirmé avoir reçu cette plainte car il est toujours possible pour l'éventuelle plaignante de revenir sur sa décision.

Il n'en reste pas moins avéré que la justice pénale savoyarde va devoir se prononcer prochainement sur d'autres plaintes, bien réelles celles-là, toujours pour des motifs de harcèlement. En attendant la décision de l'institution judiciaire, c'est le tribunal administratif de Grenoble qui a déjà donné raison à une plaignante en condamnant la mairie à lui verser des indemnités. Une sanction financière que le maire ne semble pas pressé de régler.

Mais pour en revenir aux nouvelles plaintes susceptibles d'être déposées (il se dit que des recrues récentes seraient au bord du burn-out!) on peut, sans préjuger de la gravité des faits éventuels, se permettre aussi d'en sourire. Ne serait-ce qu'en suivant, quasiment à la trace, une patrouille de la PM aixoise. Compte rendu d'activité (sic) :


Lundi matin, 8h30, arrivée au poste. Inutile de se presser, la porte n'ouvre pas plus tôt. Les policiers disposent alors d'un quart d'heure (ouvré et payé) pour passer de la tenue civile à l'uniforme. A 9 h 00, après la pause café, c'est le briefing. Le week-end ayant été consacré au repos, le lundi il n'y a pas lieu de faire un débriefing, ou alors très bref. Vers 10 heures, il est temps de partir sur le terrain. Nos deux Vaillants Défenseurs de l'Ordre et de la Loi (les VDOL pour la suite de l'article) se précipitent (en prenant tout leur temps pour ne pas risquer le claquage) vers une des voitures de service. Après un passage sans hâte (et sans halte) par le centre ville (les commerces sont fermés le lundi matin, pas de raison de traîner ni de s'arrêter pour faire quelque emplette) la patrouille prend la direction du lac. Leur a-t-on signalé la présence d'individus louches du côté de la plage du Rowing? On ne sait, mais c'est à 25 à l'heure qu'ils arrivent sur les lieux, vitres ouvertes, coude(s) à la portière.


Ils sont passés par ici.

Les seuls individus louches repérables dans le coin ne sont que des touristes autrichiens, vraisemblablement atteints d'un strabisme divergent qui leur a fait confondre le parking avec un lieu de caravaning.

Un caravaning pas vraiment autorisé en cet endroit

Toutefois la présence d'une caravane, aussi incongrue en ces lieux qu'une lueur de réflexion dans le regard d'un élu de la majorité municipale un soir de conseil, n'a pas le moins du monde éveillé la curiosité de nos VDOL (Vaillants Défenseurs de l'Ordre et de la Loi) qui ont passé leur chemin sans même jeter un oeil à ces hôtes indisciplinés. Sans doute le gardaient-ils (cet oeil) pour une autre mission périlleuse qui les attendait vers le Petit Port.

C'est près du bassin d'Or (6 millions d'euros quand même le coût de construction) qu'on retrouve effectivement la patrouille un peu plus tard. Leur technique est bien rodée: la voiture progresse doucement en direction du parking, en fait le tour à vitesse très modérée et puis s'en retourne comme elle était venue, sans déranger qui que ce soit. Il est vrai aussi que les lieux sont particulièrement déserts en ce lundi matin.


Ils repasseront par là.

Ayant ainsi successivement sécurisé la plage du Rowing et les environs du Petit Port à Barques, nos VDOL, n'écoutant que leur sens du devoir et de l'intérêt général, s'en vont maintenant faire régner l'ordre, la loi et le calme le long de la promenade de l'esplanade. Subrepticement, comme on le leur a sans doute appris lors de leurs stages en immersion, ils profitent de l'ombrage des platanes pour tenter de surprendre le bambin qui, trompant la vigilance de ses grands-parents, laisserait tomber un papier de bonbon, lequel viendrait dangereusement grossir les dizaines de kilos de détritus que les promeneurs du week-end ont abandonnés sur les pelouses, près des corbeilles déjà pleines. Ce matin-là les bambins étant rentrés à l'école et les rares promeneurs ne portant pas de ceinture d'explosifs, nos VDOL peuvent poursuivre quiètement leur patrouille. Au retour, ils croiseront sur le Boulevard Barrier une autre voiture de service à bord de laquelle deux autres VDOL de la PM semblent attendre, depuis de longues minutes, quelque chose qui ne semble pas venir. L'heure doit être grave...

Mais un message radio est-il venu bousculer l'ordre des choses? Leur a-t-on signalé la présence d'un cycliste à vélo (si, si, dans la PM on ne craint pas la redondance) qui profiterait de ses pauses pour prendre des photos avec son smartphone? Toujours est-il que les patrouilles se dispersent. De toute façon, il est déjà 11h15 et il est temps de rentrer au poste. Avec les embouteillages, le risque est grand de devoir empiéter sur le temps de repos pour procéder au changement de tenue avant de partir, en civil, pour la pause déjeuner. Une pause de deux heures bien méritée car une dure après-midi, toute pareille à la matinée, attendait nos VDOL. Fin de compte rendu...

Du coup, on se met à douter du bien fondé de nos informations selon lesquelles des policiers municipaux engageraient des procédures pour protester contre une forme de harcèlement au travail.
Harcèlement, on veut bien, mais "au travail", il ne faut quand même pas exagérer ! On n'est pas prêts, ici, à avaler n'importe quel bobard. On va donc vérifier tout cela...

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