François, Eric et la justice...!

Ou l'ingratitude des politiciens à l'égard du pouvoir judiciaire...!

A propos de la justice, François HOLLANDE a déclaré aux journalistes, auteurs du désormais fameux livre ayant recueilli ses confidences :

 « Cette institution, qui est une institution de lâcheté... Parce que c'est quand même ça, tous ces procureurs, tous ces hauts magistrats, on se planque, on joue les vertueux... On n'aime pas le politique. La justice n'aime pas le politique... ». 

Quelle ingratitude de la part de ce politicien et technocrate, aujourd’hui encore président de la République, envers ceux de ces procureurs qui savent justement si bien enliser, enterrer, envaser les dossiers où les autres politiciens et élus sont impliqués pour corruption, malversation, fraude, infractions diverses et variées ! Dossiers qui enverraient directement en prison le petit patron d’entreprise ou le simple citoyen qui n’ont pas la chance et les moyens de pouvoir s’offrir, en piochant dans les finances des collectivités publiques, les services de puissants cabinets d’avocats chargés d'assurer leur défense.

Vraiment quelle ingratitude car lorsque l'on écoute Monsieur Eric de MONTGOLFIER, un ex-Procureur intègre et courageux, on apprend que les politiques sollicitent souvent les procureurs et obtiennent le blocage d'une affaire dans laquelle eux-mêmes ou une de leurs relations sont compromis ou, parfois, obtiennent l'accélération d'une procédure pour atteindre un rival.

Regardez et écoutez, dans la vidéo ci-dessous, Monsieur Eric de MONTGOLFIER, expliquer comment la justice fonctionne parfois en toute injustice et contribue ainsi à la décadence qui entraîne la France vers les bas-fonds, vers cette cour des miracles où règnent les tripatouillages crapuleux de ces politiciens qui ont depuis longtemps renoncé à la grandeur de notre pays, sauf à l’utiliser dans leurs discours de façade pour mieux dissimuler leurs turpitudes et tromper l’électeur !

Pour conclure,imaginons maintenant une fable selon laquelle l'affaire OM-Valenciennes aurait démarré ici en Savoie. Procureur de la République à Chambéry, au début des années 1990, et fidèle à son engagement en faveur d'une justice impartiale, Monsieur de MONTGOLFIER aurait pu bousculer le microcosme politico-administratif savoyard en s'employant à traiter avec vigueur, rigueur et célérité des dossiers plus ou moins sensibles. Agacés, énervés les membres les plus proches du pouvoir d'alors auraient pu ainsi demander une mutation punitive pour ce Procureur perçu comme un empêcheur de tourner ( de magouiller ? ) en rond. Quoi de mieux qu'une mutation, un exil à Valenciennes, dans cet ancien bassin minier du nord de la France, perdu à proximité de la frontière belge. Qui aurait pu penser que le destin allait faire un beau pied de nez aux commanditaires politiques de cette mutation-sanction en conduisant Bernard TAPIE, l'homme de tous les mirages politiques et financiers du Président MITTERAND, à se faire prendre la main dans les enveloppes de billets de banque que l'OM avait données pour corrompre certains footballeurs de ce club du nord, par justement ce Procureur tout fraîchement muté en 1993, à Valenciennes, tout fraîchement puni par le pouvoir socialiste  ?

N'y a-t-il pas eu là, avec cette affaire OM-Valenciennes servie sur un plateau d'argent, un formidable clin d'oeil du destin à l'égard de ce Procureur intégre et exemplaire ?

Marcel GIRARDIN, conseiller municipal de Voglans



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