La justice relaxe les deux présumés coupables de piratage informatique

L'existence d'une lamentable cabale se confirme


... Les magistrats chambériens pourraient-ils désavouer de manière aussi nette le député de la circonscription? Ce serait une belle preuve de l’indépendance de la justice vers laquelle mon pessimisme naturel et mon expérience personnelle ne m’inclinent pas naturellement à pencher. Mais je me suis déjà tellement trompé dans ce genre d'exercice qu'une fois de plus ne me porterait pas ombrage...

Voilà comment je concluais mon article du 18 novembre dernier dans lequel je relatais l'audience qui venait de se tenir devant le tribunal correctionnel de Chambéry où comparaissaient les présumés coupables d'une prétendue affaire de piratage informatique à la mairie d'Aix les Bains. Une audience au cours de laquelle la vice-procureure de la république avait réclamé des peines de prison ou d'amende (y compris avec sursis) contre les deux auteurs désignés (par la mairie) de ce prétendu piratage. Et pourtant, pour qui avait eu connaissance du dossier monté exclusivement par la mairie (et validé hâtivement par les services de la PJ) l'accusation semblait bien pêcher par une absence totale de preuves.  L'affaire avait été mise en délibéré jusqu'au 16 décembre.


Ce matin, peu après 8h30, le président du tribunal correctionnel, en présence des deux prévenus, a confirmé cette absence de preuves et a prononcé la relaxe d'Abdeslem Bouhouf et de Philippe Scariot. A défaut d'être une véritable surprise, cette décision est rassurante quant à l'existence dans ce pays d'une justice encore indépendante. (à noter que le procureur, présent à l'audience, a laissé entendre qu'il pourrait bien faire appel de ce jugement).

En dehors de cet aspect purement judiciaire, cette décision de relaxe, à l'égard des deux ex-salariés municipaux accusés de tous les maux par leur hiérarchie, vient aussi confirmer l'ambiance délétère et nocive que certains ont installée au coeur même de l'hôtel de ville aixois. Je ne manquerai pas d'y revenir.

J.G.

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