« J’y suis, j’y reste ! ». L'avertissement, à peine voilé, de la société Peyrefitte à la mairie d’Aix-les-Bains..?

A ce prix-là, il faudrait être fou pour vouloir partir...


Depuis 2006, elle est installée à Aix les Bains, dans les anciens Thermes, un bâtiment public. Elle occupe actuellement environ 2000 mètres carrés dans cet espace prestigieux pour un loyer mensuel de 850 euros, soit le tarif pratiqué en ville pour un pas-de-porte de 40 mètres carrés.
Dès son installation, le député-maire lui avait promis que son autorisation temporaire d'occupation du domaine public, accordée en toute illégalité, se transformerait bientôt, toujours en toute illégalité, en un bail commercial aux mêmes conditions financières. Et elle l'avait cru. Du moins avait-elle fait semblant de croire que cela aurait été parfaitement légal... Et puis elle a attendu, attendu, attendu, rien n'est jamais venu! Laïe, laïe, laïe, laïe... Comme dans la chanson. Sauf qu'à défaut du bouquet d'églantines, il n'y a plus aujourd'hui que les épines...

Ni la promesse de bail commercial faite par le maire en 2006, ni la promesse de vente des locaux négociée avec le même en 2013, n'ont été respectées. On a coutume de dire que les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent. C'est souvent vrai. Sauf que...

Sauf que, dans cette histoire, c'est à l'évidence la société ITCC Peyrefitte qui tient le député-maire aixois par les... Ouille! Ouille, ouille! Ça fait mal. Elle le tient par les promesses signées et visées en 2006 et par les négociations de 2013. Car faute d'avoir obtenu le bail commercial promis en 2006 ou d'avoir obtenu la vente des locaux chèrement négociée en 2013, la société Peyrefitte se sent moralement autorisée à rester dans les lieux.
Aussi, quand, après l'avoir négocié avec Bouygues, le maire a proposé à l'Ecole d'esthétique de dépenser 7 millions d'euros pour acquérir de nouveaux locaux bruts de décoffrage, la directrice de cet établissement l'a envoyé gentiment promener. C'était 750.000 euros en 2013, pour l'acquisition de nos actuels locaux parfaitement aménagés, pourquoi voudriez vous qu'on dépense dix fois plus pour des locaux a réaménager entièrement, lui a-t-elle répondu en substance. Et pas question de déménager tant qu'une solution acceptable ne me sera pas proposée. Autrement dit "J'y suis, j'y reste".

Et pour bien se faire comprendre, au cas où le député-maire serait un peu dur de la feuille, depuis elle ne cesse de lui envoyer des messages même pas subliminaux.
Ainsi, la semaine dernière, la directrice de l'Ecole d'esthétique, au moment de remettre des diplômes dont on mesure le grand intérêt et la portée (?) a trouvé malin de convier la municipalité à assister à cette manifestation cosmétique. Le député-maire a décliné l'invitation un rien provocante. Seul s'est déplacé l'idiot utile du moment, celui qui depuis dix ans accumule toutes les vexations (mais aussi les indemnités) dans le seul espoir (fou?) de succéder un jour à son maître. Cela a donné lieu à une belle photo et un bel article dans le grand quotidien local d'investigation:

Et pour que le message soit plus clair encore, Carole Peyrefitte, la directrice de l'école éponyme, a tenu a rappeler ceci:


Précision importante: "Je suis bien ici à Aix les Bains".
Traduction: "tu as bien compris, Dominique? Tu m'as fait venir ici avec tes promesses, j'y suis et j'y resterai tant que tu ne les tiendras pas. Et tu n'as pas les moyens de m'en faire partir".

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Ouille, ouille, ouille...


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