L'intéri-maire fait le ménage à la mairie

et pour cela il embauche du personnel qualifié


Il est d'usage qu'après une élection municipale il se fasse un peu de "ménage" parmi les cadres dirigeants quand le nouveau maire n'est pas du même bord que l'ancien. Par contre quand le successeur et son prédécesseur sont du même camp, la transition se fait souvent plus tranquillement. A fortiori quand c'est le prédécesseur qui cède volontairement sa place à son successeur et que cette transition ne va durer que quelques mois...

Alors que Dominique Dord a cédé "spontanément" (défense de rire) sa place de maire à son premier adjoint, et cela pour tout juste 18 mois, on aurait pu croire que la passation de pouvoir se serait faite sans changement notable dans l'organigramme municipal. Or c'est tout le contraire qui se passe, Renaud Beretti s'évertuant à placer ses gens à lui aux postes clé.

On l'avait vu ainsi recruter, pour une mission de confiance dans l'épineuse (et insoluble?) affaire des anciens Thermes, un retraité de la préfectorale qui avait eu Beretti sous sa responsabilité il y a quelques années à Albertville. Une sorte de retraite chapeau en quelque sorte.

Avec l'arrivée d'une autre ex-Albervilloise, on reste dans la même veine. Ainsi, depuis peu, un nouveau poste a été créé (en tout cas une nouvelle appellation) à savoir 1ère directrice générale adjointe et la titulaire n'est pas peu fière de cette promotion puisqu'elle l'affiche désormais sur toutes ses correspondances:

La nouvelle 1ère DGA d'Aix-les-Bains, n'est pas une inconnue pour l'intéri-maire. Anne Batailler avait été directrice des ressources humaines (DRH) de la mairie d'Albertville quand le Béret' y était chargé de mission auprès du maire de l'époque.
C'était avant que la dame ne soit poussée vers la sortie par le nouveau maire élu en 2008. L'ex responsable des personnels découvrait alors les joies des décisions arbitraires et elle entamait un marathon en justice au motif de harcèlement. Sans toutefois obtenir gain de cause.  En septembre 2011 elle créait la société ab conseil en vue de conseiller... les collectivités locales.

Par chance, en 2011 le Béret, alias le chérif de ces dames, était devenu l'homme fort (après Dord bien sûr) de la mairie d'Aix-les-Bains et surtout de sa police municipale. Faut-il alors s'étonner si en 2011 la société ab conseil a eu pour premiers clients la mairie et son chérif au motif de réaliser un forcément indispensable audit de... la police municipale? Ça sert à quoi les relations?

Un peu plus tard, la mairie d'Aix-les-Bains faisait encore appel à ab conseil.  Le shérif via
son maire lui demandait cette fois de  "communiquer" (sic) les notes (re-sic) qu' A.B. avait prises lors des entretiens en tête-à-tête qu'elle avait eus avec... une policière municipale.

Cette communication a tourné en un rapport si accablant que la mairie l' a crânement utilisé... pour pousser la policière vers la sortie au motif d'incompétence. Un rapport pourtant rendu "dans le respect de l'anonymat des propos" recueillis à l'occasion de l'audit comme l'indiquait la lettre d'entrée:


Les personnels de la ville d'Aix-les-Bains savent désormais qu'ils ont pour 1ère directrice générale adjointe (et DRH en même temps) quelqu'un que leur maire apprécie, c'est peu de le dire; quelqu'un qui a participé comme DRH à une douzaine de mises à l'écart d'agents municipaux quand elle occupait cette fonction à Albertville et dont le travail a été pour partie retoqué; quelqu'un qui a accusé, sans obtenir gain de cause, ses ex-employeurs de harcèlement moral; et enfin quelqu'un dont la restitution sous forme de rapport de l'audit réalisé "dans le strict anonymat des propos" a permis au Béret' de mettre sur la touche une policière municipale dont il avait déjà choisi le remplaçant.

On n'est jamais trop informé.


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