Le maire sorti continue de vivre dans une grande illusion de lui-même

Une vue de l'esprit que Dord voudrait faire avaler au plus grand nombre



On n'aime pas tirer sur une ambulance, mais là le Dord il a fait trop fort pour qu'on laisse passer l'outrage à l'intelligence des citoyens.
 
Dans un pitoyable plaidoyer pro domo, le maire sorti vient de s'offrir un festival d'autosatisfaction totalement déplacé et à contre-courant de la réalité dont voici l'entrée en matière:


Voilà qui mérite une sévère mise au point

La dette:
Dans ce texte, DD prétend d'abord que la dette supportée par les Aixois serait passée de 50 à 31 millions d'euros sous ses magistères. Voilà qui relève à la fois de la contre-vérité et de l'omission.


Contre-vérité parce qu'en 2001, la dette était de 45 M et pas de 50. Contre-vérité parce que la dernière dette officiellement reconnue par le ministère des Finances était de 33 millions d'euros pas de 31.
Omission parce qu'en 2001 la mairie supportait seule toutes les charges de la ville. Or, depuis, Dord a refilé à la CALB-Grand Lac (et à sa fiscalité propre) de nombreuses compétences dispendieuses (ports, collectes ordures ménagères, déchetteries, entretien réseaux eau et assainissement, politique de la ville, etc) qui ne relevaient auparavant que de la Ville... Or ces compétences là ont entraîné des emprunts, donc des dettes.

Sur les 33 millions d'endettement actuels de la CALB, environ 40% reviennent aux seuls Aixois. S
oit 14 millions d'euros. Il faut donc ajouter ces 14 millions "Grand Lac" à l'endettement "ville". Soit un endettement purement "aixois" de 47 millions d'euros. Deux millions de plus qu'en 2001. Et ce n'est pas tout.
Pour parvenir à contenir (si mal) la dette, Dord en 17 ans a surtout appauvri le patrimoine immobilier de la ville d'au moins 25 millions d'euros (d'ailleurs il avait lui-même annoncé en 2016 qu'il affecterait au désendettement de la ville les 12 millions d'euros de la vente de la SAEMCARRA à la Sollar).
Sans l'ensemble de ces cessions immobilières, l'endettement des Aixois aurait donc été de 47 + 25= 72 millions.
Soit une augmentation de la dette des Aixois de 27 millions d'euros par rapport à 2001.
On est très loin de la diminution de la dette annoncée à grands cris dans son plaidoyer.

Les impôts locaux :
"En 18 ans nous n'avons pas relevé les taux d'impôts" affirme Dord laissant entendre que les impôts des Aixois n'auraient donc pas augmenté. Là encore, voilà qui ne résiste pas deux secondes à la critique.

En effet, en 2002, profitant de la mutation de la communauté de communes en une communauté d'agglo, Dord a fait passer le taux communal de la taxe d'habitation de 11,16 à 13,77%. Ainsi, contrairement à ce qu'il prétend aujourd'hui, il a bien augmenté les taux d'impôts, il les a même relevés de 23,35%. Incontournable.
Peu après Dord créait un nouvel impôt local que les Aixois paient désormais. A savoir, une seconde taxe d'habitation, cette fois au bénéfice de la CALB-Grand Lac et au taux de 5,48%. Un taux à ajouter au 13,77% de la ville.
Soit en 2018, pour les Aixois, un taux final de taxe d'habitation à 19,25%, au lieu des 11,16% de 2001. Soit une augmentation des taux de...72%

On comprend qu'il ne souhaitait pas se vanter de ces exploits et qu'il a préféré biaiser.


Mais ce n'est pas tout car les impôts payés par les citoyens c'est le résultat d'un taux multiplié par une base.
Or, à Aix, ces bases imposables ont littéralement explosé en 17 ans.

Démonstration:
En 2001, les Aixois avaient payé un peu plus de 9 millions d'euros d'impôts locaux, taxe d'habitation et taxe foncière confondues. (source Ministère des Finances)
Dix sept ans ans plus tard, ces deux impôts versés à la mairie par les Aixois ont dépassé les 19 millions d'euros (source Ministère des Finances). En produit net, ces impôts-là ont donc plus que doublé à Aix. Mais ce n'est pas tout car il faut y ajouter la taxe d'habitation que Dord a aussi créée pour financer la CALB. Cette seule taxe a rapporté l'an dernier quelque 35 millions d'euros.(source Ministère des Finances). Sur cette somme, environ 40% sont supportés par les Aixois (et le reste par les habitants des autres communes de l'agglo), soit encore 14 millions d'euros à ajouter aux 19 millions versés directement par les Aixois dans les caisses de la mairie.
En résumé, les seuls Aixois qui avaient payé 9 millions d'euros d'impôts locaux en 2001 en auront payé 33 millions en 2018.
Dord, en 17 ans, a donc multiplié par 3,6 les impôts locaux réclamés aux seuls Aixois.
En d'autres termes: une augmentation de 260%*. Qui dit mieux?*

On attend de pied ferme celui qui voudra essayer de nous démontrer que ce n'est pas la réalité.
Il est quand même temps de rétablir la vérité des chiffres et de ne pas laisser le sorti raconter n'importe quoi.

* Pour être honnêtes, nous devons préciser que la population aixoise ayant augmenté de 10% en 17 ans, l'augmentation en masse des impôts serait à réduire dans la même proportion pour le calcul des pourcentages. En pourcentage, cette augmentation plafonnerait quand même à plus de 230%.

A suivre: ces multiples échecs municipaux que Dord voudrait faire oublier

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