L'humeur du dimanche: COMMENT RÉUSSIR EN POLITIQUE...

TOUT EN RISQUANT DE LAISSER SES EMPLOYÉS... SUR LE CARREAU !



Voici un article paru ce jeudi dans le quotidien local qui nous apporte deux nouvelles, une bonne et une mauvaise, et un constat.

la bonne nouvelle: il y a de vrai(e)s journalistes au dauphiné
la mauvaise nouvelle: 140 personnes risquent de se retrouver au chômage
le constat: ceux qui donnent des leçons en politique feraient bien mieux de commencer à se les appliquer à eux-mêmes

Patrick Mignola n'a pas encore 50 ans mais il compte déjà 26 années à vivre (presqu'exclusivement) de la politique.
En 1993, à 22 ans, il entre au service de François Léotard (Un ex-ministre appelé à comparaître en justice dans l'affaire Karachi.
En 2004, il avait déjà été condamné à dix mois de prison avec sursis pour financement illicite de parti politique et blanchiment d'argent. Une vraie référence).
Par la suite Mignola ne quittera plus le petit monde politicien. Adjoint au maire de la Ravoire à 24 ans, il gravira tous les échelons, trustant toutes les bonnes places, maire, conseiller général, président de Savoie métropole et autres machins budgétivores, avant de devenir vice-président du conseil régional aux côtés du très droitiste Vauquiez. En 2017, flairant le bon coup, c'est auprès de Macron que cet homme protée va orienter son destin. Devenu député il prend aussi la présidence des parlementaires du MoDem et devient le grand patron du mouvement bayrouiste à l'Assemblée. Localement, c'est lui qui a poussé la poussive Ferrari et c'est lui qui va bientôt désigner, entre autres, les candidats autorisés à représenter la tendance Macron sur la liste de R. Beretti aux municipales.


Dans le même temps où sa carrière politicienne fleurissait, Mignola a succédé, comme PdG, à son papa, le créateur de la société de carrelages qui porte son nom. Hélas pour les 140 salariés de l'entreprise familiale, la réussite en politique du nouveau PdG a accompagné la déconfiture de l'entreprise familiale. Au point qu'en ce mois d'octobre 2019 le tribunal de commerce a ouvert une procédure de redressement judiciaire pour l'ensemble du groupe Mignola. Une grave menace pèse donc sur les 140 emplois que comptait le groupe, ainsi que vient de le relater le dauphiné dans un article manifestement sans complaisance et comme on aimerait en lire plus souvent (rien que pour sa liberté de ton et d'information, bien entendu).

Un article et une situation économique qui démontrent que l'on peut être un personnage politique qui donne des leçons à tout le monde et qui s'avère incapable de maintenir à flot une entreprise familiale qui avait 40 années de réussite professionnelle à son crédit.
Si d'aventure les 140 employés de l'entreprise Mignola étaient menacés de se retrouver prochainement au chômage, on sait déjà ce que leur très macronien patron pourrait leur répliquer: "Je traverse la rue et je vous trouve un emploi".

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