ET ALORS? ON PREND LES MÊMES ET ON RECOMMENCE?

OU COMMENT SE DÉBARRASSER PROPREMENT DES PARASITES DE LA POLITIQUE


Devinette: à quoi pense un homme (ou une femme) politique quand il (elle) vient d'être élu(e) ?

(A rien, comme d'habitude n'est pas la réponse attendue)
Il ou elle pense à sa prochaine élection !

Car la politique est devenue un métier. Un coup d'oeil autour de nous suffit à s'en convaincre. Dans la plupart des communes de l'agglomération des maires se préparent à entamer leur troisième, leur quatrième ou même leur cinquième mandat (comme à Tresserve). Quand certains décident enfin de s'arrêter c'est pour laisser la place à celui qu'ils ont eux-mêmes désigné pour successeur (comme à Grésy). Enfin, pour la plupart des autres, ils ont grandi dans la marmite politicienne et n'ont vécu depuis leur plus jeune âge que de ses subsides (comme les têtes d'affiche à Aix-les-Bains).

A la veille de nouvelles élections municipales sans grande surprise à en attendre, quelques questions devraient s'imposer: vit-on mieux dans l'agglomération aixoise en 2019 que trente ans auparavant? Y circule-t-on mieux? Y a-t-il davantage d'espaces verts? Davantage de sécurité? Le vivre ensemble a-t-il progressé? Les citoyens sont-ils mieux associés aux décisions? L'urbanisation intensive a-t-elle eu quelque effet positif?

Plus prosaïquement, une question s'impose: que sont les promesses politiciennes devenues?
Que sont devenues, au hasard... la promesse de faire d'Aix-les-Bains une cité étudiante? la promesse de relancer l'activité thermale au-delà des 40.000 curistes? la promesse d'installer, à peu de frais, de grands services publics (et sportifs) à l'intérieur des Anciens thermes? la promesse de détourner de la ville-centre une circulation automobile de transit? la promesse de supprimer les passages à niveaux dangereux autrement qu'en y interdisant le passage des véhicules? la promesse de réduire la pression fiscale? la promesse de réaliser de vrais déplacements doux et moins polluants? la promesse de maintenir dans la ville-centre une maternité? la promesse d'y maintenir des services de l'Etat (tribunal)? la promesse de réduire les déperditions (40%) de l'eau potable? la promesse de ne pas créer de nouvelles taxes? la promesse de cesser une urbanisation intensive ? la promesse d'installer un vrai centre hospitalier privé à Drumettaz..? La liste, hélas, n'est pas exhaustive comme la promesse de couvrir le Théâtre de Verdure. (Authentique)

Toutes ces promesses, et bien d'autres, ont figuré un jour dans les programmes électoraux et n'ont jamais été suivies d'effets. Les candidats seraient-ils tous de fieffés menteurs? Oui, indiscutablement oui. Mais pas seulement
par vice (enfin, pas toujours) mais davantage par nécessité électorale. Parce qu'il faut flatter l'électeur pour recueillir sa voix, parce qu'il faut lui promettre tout et n'importe quoi, même l'intenable.
Voici une dizaine d'années, quand Dominique Dord (déjà flanqué de sa Ferrari) défilait avec les manifestants pour réclamer le maintien d'une maternité à Aix-les-Bains et qu'il avait inscrit cette promesse dans son programme électoral, il savait déjà que le gouvernement qu'il soutenait comme député avait d'ores et déjà programmé la disparition de cette maternité. Il avait d'ailleurs voté à l'Assemblée toutes les mesures qui allaient y concourir...

Et pourtant, face à l'électeur réputé crédule, il laissait croire que...

Pourquoi les personnages politiques mentent-ils, tous? Parce que c'est leur nature, comme disait le scorpion en piquant la grenouille? Certes. Mais aussi parce que le système électoral qu'on appelle à tort la démocratie représentative est tout sauf démocratique. Parce que les gens pour qui on nous demande de voter ont tous été plus ou moins imposés par leurs partis ou par des structures fermées. L'électeur ne choisit pas, il confirme un choix fait par d'autres. Un exemple concret: qui, parmi les 20.000 électeurs aixois auraient eu spontanément l'idée incongrue d'aller chercher R. Beretti afin de lui confier toutes les commandes de la ville, et sans contrôle? Pas grand monde, assurément, sinon personne, en dehors de lui-même...

En réalité, l'électeur n'a souvent le choix qu'entre le pire et le moins pire des candidats qu'on lui impose. Au point que, ne voulant plus être dupes, plus de la moitié des citoyens ne participent plus à certaines élections.
Est-ce une fatalité qui nous conduit à l'abstention,
sinon au précipice?
Pas forcément. Nous, les citoyens de base, nous à qui on ne demande que de voter et de se taire, nous sommes pourtant les plus nombreux. Et des solutions démocratiques sont à notre portée.

J.G.


à suivre: l'élection de mars 2020 est déjà jouée et on connaît déjà les perdants.

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