FESTIVAL DE NIAISERIES AU PALAIS DES CONGRÈS

UNEXERCICETRÈSCONVENU !



Bon, le public ne pourra pas se plaindre. C'était couru d'avance que cette cérémonie des voeux à deux mois des municipales allait être un vrai festival de niaiseries et d'auto satisfaction.
Ça n'a pas manqué. Surtout avec derrière le micro un peu charismatique Beretti qui, pendant près de trois quarts d'heure de monologue, a enfoncé les portes ouvertes et aligné les lieux communs.


Dans la vie de Beretti c'est comme dans le cochon, tout est bon. Tout est bon pour s'en féliciter. Alors, au hasard, on peut citer parmi les propos de l'intéri-maire sa grande passion pour la police et l'ordre et la télésurveillance et le fichage. Alors son long coup de brosse à reluire aux représentants de cet ordre juste s'imposait. Au passage il pouvait glisser qu'il avait l'intention d'ajouter encore des dizaines de caméras aux 180 qu'il a déjà plantées dans la ville. Il parait que ça rassure les petits vieux, les petites vieilles. Et comme la salle était confortablement garnie de têtes chenues et de cheveux permanentés, il fallait bien en profiter. Pour le reste, le public eut droit à un inventaire à la Prévert, passant des Combaruches au Sierroz, des cendriers de jardin à la prochaine installation d'une statue représentant un chat, un salut aux autorités religieuses présentes, des félicitations à Dord-qu'-il-adore pour sa breloque, sous le sourire extasié de la Marina bée des anges, un hommage à la députée, dite Degois J'me mêle, pour son dynamisme (rires), un autre à sa future première adjointe rebâtisseuse d'ancienne cathédrale, un détour par le Jardin Vagabond et le Bois Vidal avant de rejoindre les Thermes Pellegrini pour conclure en se re-re-félicitant d'être à la tête d'une ville qu'il trouvait si belle et si illuminée qu'il en devenait illuminé lui-même... Et ce fut place à la musique.

Bref le spectacle ce lundi soir était aussi convenu que peu enthousiasmant. Si l'année qui commence est à l'aune de cette soirée de voeux, on ne va pas souvent rigoler.

Qu'est-ce qu'il faut dire de fadaises quand on est maire et qu'on espère le rester et qu'on a face à soi un public aussi peu difficile qu'il attend patiemment l'heure d'aller boire un coup gratis.

Un Beretti illuminé, une salle bien garnie et, suprême délice, un Dord et une députée à ses pieds. Quel pied !


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