NE NOUS QUITTE PAS !

L'appel que des candidats maire ont lancé à l'Ecole d'esthétique


Ça commence à réfléchir à l'avenir dans le petit monde des candidats à la succession du duo Dord/Beretti. Enfin, serait-on tenté de dire...
Car il y reste une question essentielle que personne n'a encore osé mettre franchement sur le tapis: le prochain maire confirmera-t-il, oui ou non, la vente des Anciens thermes au promoteur Bouygues au risque (au péril!) de voir ce bâtiment devenir le cauchemar des Aixois.

Si la question n'est pas officiellement au ceur des débats, il est des candidats qui font mieux que se la poser.
Selon nos informations (dument vérifiées comme toujours) des responsables de la société ITCC Peyrefitte (ou de la maison mère) auraient reçu des messages de postulants à la succession de Dord (Beretti n'étant selon eux qu'un accident de parcours). Il s'en trouverait même parmi eux (ou leurs proches conseillers) qui auraient crânement affirmé qu'ils étaient prêts à leur signer l'engagement de maintenir l'Ecole dans les lieux, ceci au cas où ils seraient élus à la tête de la ville.


Ceux-là semblent avoir compris qu'en dehors des conditions extravagantes (le mot est faible) dans lesquelles Dord avait accueilli Peyrefitte à Aix, la présence de cette école dans la ville apparaît aujourd'hui comme un double atout.
D'un côté il est évident qu'un tel établissement attire à Aix-les-Bains une jeunesse qui y fait cruellement défaut et atténue cette image de "ville de vieux" qui reste collée à la cité (encore) thermale. D'un autre côté, certains sont conscients que l'installation de cette société dans les Anciens thermes a entraîné de nombreux frais et investissements qui seront à jamais perdus si c'est Bouygues qui s'empare des locaux.

Une vingtaine de millions d'euros à jamais perdus.

On sait désormais qu'à la date du 30 juin prochain c'est plus de 20 millions d'euros que les contribuables auront dépensés dans le site des anciens thermes, tant en réparations, qu'en rénovation, en réaménagement d'espaces ou en entretien. En plus de ces ponctions publiques, c'est aussi plus d'un million d'euros que pour sa part la société Peyrefitte a laissé dans cette aventure, que ce soit en fonctionnement mais aussi en investissement. A la réflexion, il apparait dommage que cela finisse par un déménagement contraint et forcé de cet établissement et la perte définitive des anciens thermes au profit d'une grosse entreprise privée du BTP.

Sans parler du risque et des inconvénients inhérents aux travaux prévus par Bouygues.
Qui peut bien mesurer aujourd'hui l'impact des travaux pharaoniques pour la réalisation d'un parking souterrain de 400 places entre l'hôtel de ville et les anciens thermes? Quant à l'impact sur l'environnement lié à la construction d'immeubles en surélévation des bâtiments existants, personne n'est, à l'heure actuelle, en mesure d'en calculer les effets néfastes.

Bref, quand on sait tout cela, on peut comprendre que certains candidats ont déjà fait savoir qu'en cas de victoire ils annuleraient la vente à Bouygues. Ce sont les mêmes, sans doute, qui ont déjà entrepris des démarches auprès de la société mère de l'Ecole Peyrefitte.

Peut-on leur dire, à ceux-là, que le temps presse. En effet, selon nos sources, l'école Peyrefitte aurait déjà signé un protocole d'accord pour l'achat d'un local dans le secteur chambérien. Le staff aixois de l'Ecole aurait même déjà visité les lieux. Et pourtant les élèves ne sont pas très enthousiastes à l'idée de poursuivre leurs études là-bas.

Note aux benêts:   MIEUX VAUT RIGOLETTO (ou tard que jamais)

Si l'on peut penser que dans le camp Gimenez, comme dans celui de Fié ou de Derenty (trois des têtes de listes annoncées) on serait prêt à renoncer à la vente à Bouygues, nul ne connaît encore les intentions réelles de Beretti qui semble jouer astucieusement la montre. Par contre la dame Ferrari, si l'on en croit un (ancien) article du daubé, aurait été très claire:


Bon d'accord, c'était du temps où la Marina était encore adjointe à l'Economie et qu'elle ne voulait pas déplaire à Dord.
Alors, qui sait ce qu'il en sera demain...car
la donna è mobile... comme on le chante (en italien) dans Rigoletto:

La donna è mobile Qual piuma al vento,
Muta d'accento e di pensiero.
Sempre un amabile,Leggiadro viso,
In pianto o in riso, è menzognero.

Traduction littérale
La femme est changeante telle une plume au vent,
Elle change de ton et d'idée.
Toujours un aimable, gracieux visage,
En larmes ou en rire,  est mensonger.



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