UN GROS CACHOTIER À 100.000 EUROS

C''EST LE SALAIRE DE LA PEUR... DE PERDRE SA PLACE?


LE FRIC C'EST CHIC ET C'EST CHOC

On a cherché à comprendre pourquoi Renaud Beretti aurait omis de publier sa déclaration d'intérêts à la Haute autorité pour la Transparence de la vie publique au risque de voir s'interrompre sa belle carrière de politicien professionnel.
Rappelons que les maires des villes de plus de 20.000 habitants et les vice-présidents de Conseil départemental ayant reçu délégation, sont tenus de faire une déclaration d'intérêts dans les deux mois qui suivent leur prise de fonction sous peine de sanctions.
Suite au recours adressé à la HATVP par l'association duralaix, on s'est demandé de notre côté ce qui aurait bien pu motiver une telle discrétion chez un personnage qui recherche toujours la lumière des projecteurs, y compris près des lieux d'aisance. Et cette raison pourrait bien s'écrire en chiffres. Et même en un nombre à six chiffres.

Pour mieux cerner l'affaire on est d'abord allés vérifier sur le site de la HATVP combien percevaient les vice-présidents du conseil départemental de Savoie, du moins ceux qui avaient remis en temps utile leur déclaration d'intérêt. Et l'on connait désormais le prix de leur dévouement: pas moins de 32.000 euros bruts par an. Pour combien d'heures de présence, ça le rapport ne le dit pas. En tout cas c'est le montant minimum que l'on a relevé sachant que pour un des vice-présidents cette somme était multipliée par deux. Précisons que ces montants se cumulent pour les intéressés (le mot est juste) avec d'autres indemnités (maires et vice-présidences diverses) et avec des salaires ou des retraites confortables. C'est beau le dévouement (bis).

 Le président et les vice-présidents ont tous fait leur déclaration d'intérêt, SAUF UN. (la liste est dans l'ordre alphabétique).

A cette aune, on s'est dit que le vice-président Beretti ne devrait pas percevoir moins que la moyenne de ses collègues du département, et l'on a (arbitrairement) retenu qu'il percevait lui aussi 32.000 euros bruts d'indemnités des contribuables, via le Conseil départemental. Ensuite on a vérifié sur les registres de la mairie combien le même Beretti percevait en sa qualité d'intéri-maire. Soit 50.000 euros bruts, toujours par an. Et puis on ajouté à tout cela les indemnités qu'il perçoit au titre de vice-président de la CALB-Grand Lac, pour arriver à un total rondelet de 100.000 euros bruts.

Pour bien comprendre ce que représente cette somme il faut savoir qu'en France le salaire moyen est inférieur à 30.000 euros bruts annuels. Quant au salaire moyen des cadres ou chefs d'entreprise salariés, il plafonne à 65.000 euros bruts par an. Beretti gagnerait donc plus d'une fois et demi ce que gagnerait en moyenne un patron ou un cadre de haut niveau français.

Dans ces conditions on peut comprendre que le Béret' n'ait pas apprécié que ceci soit porté à la connaissance des Aixois, à ceux qui triment dur comme à ceux qui ont travaillé toute une vie, et qu'un tel revenu perçu par un politicien de troisième zone pourrait laisser sceptiques au moment de lui renouveler son contrat. C'est une explication qui vaut ce qu'elle vaut mais on n'en pas trouvé d'autres à "l'étourderie" de l'intéri-maire.

Tiens au fait, et si on posait la question comme cela aux électeurs: Pensez-vous que l'action de Renaud Beretti en faveur (rires) d'Aix-les-Bains justifie qu'après le 25 mars 2020 il continue de percevoir des contribuables un revenu annuel de 100.000 euros bruts, sans compter tous les autres avantages annexes?
Poser la question, c'est déjà y répondre. Non?

Question subsidiaire: est-ce que le prochain maire est prêt à promettre qu'il rabotera ses indemnités municipales et qu'il n'en sollicitera (ni n'en recevra) aucune autre durant tout son mandat de maire. Allez, chiche!


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