CELUI QUI AVAIT TOUT COMPRIS AUX ENTOURLOUPES DORD/BERETTI

DANS UN (dernier?) ÉCLAIR DE LUCIDITÉ ET DE SINCÉRITÉ



Il faut lire attentivement cet article paru dans le dauphiné il y a dix ans. Mieux, il faut l'étudier. Ligne par ligne. Il apporte l'éclairage indispensable pour comprendre ce qui se passe à Aix-les-Bains depuis deux décennies.

Quand des personnages retournent plus vite leur veste que Frégoli. Un étrange syndrome.

Que rappelle cet article? Que Dominique Dord, lors d'une mémorable séance de conseil municipal, s'était formellement engagé à proposer jusqu'à 4 millions d'euros (à partager entre des investisseurs locaux et la Ville) pour racheter à l'Etat les Thermes nationaux (Chevalley).
Il rappelle qu'au jour de la vente non seulement Dord avait trahi sa parole et n'avait proposé qu'un euro mais, de surcroît, il avait exigé que l'Etat lui verse 6 millions d'euros en trésorerie. Une proposition dont Dord ne pouvait ignorer qu'elle était inacceptable.


L'article supra rappelle aussi qu'un jeune conseiller municipal était alors monté, seul, au front. Thibault Guigue, élu d'opposition en 2008 sur la liste de Gratien Ferrari, avait violemment dénoncé le comportement de Dord et son grave manquement à un engagement entériné par un vote du conseil municipal. Ce manquement était tellement préjudiciable aux intérêts de la ville (et aux principes démocratiques et républicains) que Guigue se proposait même d'obtenir la démission de Dord pour ce forfait. Et puis... Et puis...

Et puis en 2014, toute honte bue, Guigue trahissait Ferrari et s'en allait rejoindre la liste de Dord aux municipales. Et il devenait adjoint aux plantes vertes moyennant une indemnité. Entretemps, Dord était intervenu auprès d'une grande école pour que le jeune homme puisse obtenir un poste de chargé de cours, rétribué.
En une autre époque on aurait appelé cela vendre son âme. Mais c'était à une époque où même les objets inanimés avaient une âme qui s'attache à notre... (Lamartine, au secours!). Un temps bien révolu.

Après avoir été le petit télégraphiste de Dord pendant 5 ans, Guigue est devenu aujourd'hui le féal de R. Beretti. Dans un prochain mandat il passera sans doute des plantes vertes aux meubles et autres utilités. Toujours rétribué à la hauteur de son mérite. Ironie du sort, alors que Guigue réclamait en 2010 la démission de Dord, c'est Beretti qui, en 2018, a fini par obtenir cette démission. Paradoxe des paradoxes, Beretti avait accompagné, voire encouragé, Dord dans tous ses délires, y compris à son reniement à propos des Thermes nationaux.

C'est cela la vie politique aixoise. Trahisons, reniements de la parole donnée, priorités aux intérêts personnels sur l'intérêt collectif. Sans honte. Sans gêne. Sans remords.

Votez braves gens, votez ! Sans vous, rien de tout cela ne serait possible.



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