SOUS BERETTI, ON RASE GRATIS

ET ON ATTEND JUSTE DEMAIN POUR QUE ÇA REPOUSSE


C'était des petits jardins qui sentaient bon le parfum d'aix-les-bains, qui sentaient bon le parfum italien. C'était des petits jardin avec des tables et des chaises de jardin, avec des arbres, des pommiers et des sapins, au fond d'une cour, ici à Aix-les-Bains...


Une vue aérienne de ces villas avec leur jardin telles qu'on pouvait encore les voir en ce début mars

Mais un jour, près des jardins, passa un homme qui au revers de son veston, avait une fleur de béton, et voilà ce que cela donna:

Les quatre jolies villa avec jardin ont été rasées avec l'accord de la mairie. Gratis? A la place, dans quelques mois, du béton repoussera.

De grâce, de grâce, Monsieur le promoteur, pourquoi avoir abimé ces fleurs..?

Au coeur de la paisible avenue d'Italie, jusqu'à ce début du mois de mars on pouvait encore apercevoir quatre jolies villas. Ce que l'on voyait moins, discrétion aixoise obligeait, c'était que ces villas ouvraient sur de jolis espaces verts sur lesquels des générations et des générations d'enfants avaient pu jouer en toute sérénité, en contact direct avec la nature. La vraie vie, quoi.

Mais cela c'était avant qu'un maire et son alter ego ne se muent en promoteurs immobiliers et ne transforment le moindre espace vert en un royaume de béton.
Il n'aura fallu qu'une seule semaine, pas une de plus, en ce début mars 2020 pour que de ces quatre belles villas et de leurs espaces verts quiets il ne reste plus qu'une terre en friche sur laquelle poussera bientôt un grand immeuble qui viendra enrichir d'autres promoteurs.

Rappelons que le sieur Beretti, cet intéri-maire qui suit la même voie que son prédécesseur, prétend qu'il a mis un frein à l'urbanisation excessive de la ville. Il a même l'audace de se présenter à la tête d'une liste prétendument... écolo. L'art de se ficher du monde...
Et il y reste encore des gogos pour le croire. Sûrement des Aixois qui, jusqu'à présent, ont eu la chance de ne pas voir un bloc de béton remplacer les espaces verts autour de leur habitation.


Voilà une histoire qui nous a fait penser à la chanson de Dutronc.


C'était un petit jardin
Qui sentait bon le Métropolitain
Qui sentait bon le bassin parisien
C'était un petit jardin
Avec une table et une chaise de jardin
Avec deux arbres, un pommier et un sapin
Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Antin
Mais un jour près du jardin
Passa un homme qui au revers de son veston
Portait une fleur de béton
Dans le jardin une voix chanta
Refrain:
De grâce, de grâce, monsieur le promoteur,
De grâce, de grâce, préservez cette grâce
De grâce, de grâce, monsieur le promoteur
Ne coupez pas mes fleurs
C'était un petit jardin
Qui sentait bon le Métropolitain,
Qui sentait bon le bassin parisien
C'était un petit jardin
Avec un rouge-gorge dans son sapin
Avec un homme qui faisait son jardin
Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Antin
Mais un jour près du jardin
Passa un homme qui au revers de son veston
Portait une fleur de béton
Dans le jardin une voix chanta
au refrain
C'était un petit jardin
Qui sentait bon le Métropolitain
A la place du joli petit jardin
Il y a l'entrée d'un souterrain
Où sont rangées comme des parpaings
Les automobiles du centre urbain
C'était un petit jardin
Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Antin.
C'était un petit jardin
Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Antin.


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