La moisson de clientélisme : primes et subventions.

Comment les municipalités verrouillent une part de l’électorat.

On n’en peut plus des élus professionnels . Pourquoi ne la ferment-ils pas ?
‘’Edouard Philippe ne ferme pas la porte à l’ouverture.’’
La macronnerie nous étonnera toujours par ses nouveaux concepts !

Comment se fabriquer un électorat captif .
Ou comment expliquer des carrières d’une telle longueur pour des individus qui, avec le recul, ne nous ont rien apporté à part des dettes et une société complètement déglinguée en phase terminale .
Nos ‘’vieilles pousses locales’’ : Barnier, 48 ans en politique ! Giroud, 45 ans ! Dord, 36 ans ! Gaymard, 34 ans ! Beretti, 30 ans ! Un monde sclérosé incapable de se renouveler utilisant toujours les mêmes recettes désastreuses. On distribue et on taxe ! Blagounette : Nixon demande à Brejnev comment fait-il pour faire fonctionner son système, celui-ci lui répond : ‘’C’est simple, on leur prend tout et on ne leur donne rien.’’ C’est ce qui va arriver.
Nos élus ne sont pas ‘’tous pourris’’ et heureusement ! Mais force est de constater que la majorité des élus honnêtes ne sont pas ‘’encartés’’ dans les ‘’partis de gouvernement’’ !
Une vieille affaire judiciaire des années 95 avait permis de révéler les dessous d’un système politique qui verrouillait une petite ville. Celui-ci n’a pas disparu, il est la règle.
Les mairies et autre administrations communautaires sont les plus gros employeurs.
Une ville de 25 000 habitants dont le maire avait été député, ministre, secrétaire d’Etat. Compromis dans un scandale de fric, corruption, faux alibi, etc…, condamné à deux ans d’inéligibilité, mais l’appel étant suspensif, il avait pu se représenter pour la énième fois, et il a été réélu.
Suite à ça, le fameux ‘’front républicain’’ s’est effiloché et certains ‘’amis’’ sont allés expliquer dans la grande presse nationale comment un système pouvait se maintenir aussi longtemps. . On les cite !
.  Entre deux tours des municipales, ‘’le maire a croisé la liste des abstentionnistes et celle du bureau d’aide sociale, et il a envoyé ses sbires faire la retape.’’.
.  Arrive un camarade : ‘’Y a une veuve, elle a appelé la mairie, les employés communaux sont venus lui tondre la pelouse.’’
Le responsable du Secours Populaire : ‘’Les gens viennent avec un bon signé du maire : ‘’veuillez remettre un colis alimentaire à madame machin, etc…’’ Nous on est des larbins. Le système est une citadelle imprenable.’’
.  ‘’Dans la ville, lorsque l’on a un enfant, on reçoit au moins trois lettres. La première signée du maire (souhaitant bonheur, etc…) , une autre du premier adjoint et une autre de l’adjoint chargé du développement économique. La ville use et abuse des contrats emplois solidarité. (CES)‘’
.  ‘’Dans les hôpitaux, au Sivom, dans les écoles, etc… la mairie fait vivre ainsi de 2000 à 3000 personnes, (on rappelle, la ville a  25 000 habitants. 12% d’électeurs captifs !) mais sans que ces contrats ne débouche sur un réel emploi. Il faut donc retourner à la mairie et quémander et on vous promet quelque chose.’’
.  ‘’La mairie distribue les bons bleus, l’aide médicalisée gratuite, qui n’a plus cours ailleurs.’’
.  ‘’Finalement, plus la ville est pauvre, plus elle votera pour le maire. C’est la mise au pas de la population. C’est un système fasciste.’’ A noter que ce ne sont pas des formules d’opposants, mais de gens qui travaillent dans le système de la commune.
.  ‘’Le clientélisme est difficile à faire admettre à ses victimes. De ces petites gens qui ont un fils en CES, un bon pour un colis alimentaire ou un oncle dans les services municipaux, le maire a fait des électeurs serviles.’’
Dans la lutte pour les places entre gugusses du même bord ‘’front républicain’’ on reconnaît que : ‘’On ne peut pas le laisser tomber parce que s’il tombe, il emmène avec lui la nappe et le couvert.’’(Pour la petite histoire le personnage était trésorier d’une grande fédération politique .) 

Et nos administrations territoriales locales, que font-elles ?
On rappelle le rapport de 2016 de la Cour des Comptes sur les fonctionnaires des collectivités locales.
Temps de travail en dessous de la durée réglementaire. (80% des collectivités sont en dessous des 35 heures.) Absentéisme important. 405 000 fonctionnaires de plus en moins de 10 ans. Dépenses de personnel : plus 23%, sans forcément de transferts de compétences. 2 millions d’employés fin 2014, soit un tiers de la fonction publique. Congés supplémentaires par rapport à la réglementation.
Et pour rire : dans un département les agents ont droit à une semaine d’absence exceptionnelle appelée ‘’la semaine du Président’’ !
Nota : les fonctionnaires ne sont pour rien dans cet état de fait, ils ne font que bénéficier d’un système mis en place par les politocards ! Ce sont eux les responsables de cette gabegie .
Comment appeler cette grande distribution locale entre les deux tours ?
Rappel : tout cet argent est pris dans la poche des contribuables.
Grand Lac.
. Subvention de 170 000 euros pour les usagers qui souhaitent acheter un vélo à assistance électrique. A priori, compte tenu du prix d’un VAE, les acquéreurs ne sont pas les économiquement faibles, mais plutôt des gens un peu aisés.
.  200 000 euros pour acheter 100 nouveaux vélos électriques destinés à la location. Est-ce bien le travail d’une administration de gérer un moyen de transport individuel. Ou est-ce la preuve que les transports collectifs sont défaillants ?
.  Une prime d’environ 1000 € pour le personnel Grand Lac mobilisé. Pour remercier les agents en activité. On en est presque à se demander si le salaire d’un fonctionnaire n’est pas là que pour le remercier d’être  fonctionnaire et que si on veut qu’il travaille, il faut le payer en plus. Grand Lac était fermé aux citoyens. Le personnel était soit confiné chez lui, soit en télétravail, soit en activité. Très peu étaient en contact direct avec un risque de contagion. Alors ? Pourquoi Dord, sur le départ, engage-t-il encore des dépenses que les autres devront assumer ?
Question : pourquoi après le déconfinement du 11 mai, il était impossible d’avoir Grand Lac au téléphone et pourquoi ne répondaient-ils pas aux courriels ? 
Mairie Aix les Bains.
Comme dans l’exemple cité, n’avons-nous pas un électorat captif ? Premier employeur de la ville. 800 employés, chiffre qui n’a fait qu’augmenter, alors que nombre de prestations de la ville ont été transférées au privé ou à Grand Lac sans oublier plus de 3 millions par an de subventions. Le nombre d’Aixois dépendant de la mairie ne fait-il pas barrage à tout autre candidat aux élections municipales ? L’électorat captif n’est-il pas supérieur à l’écart de voix entre le vainqueur et le deuxième ?
Conseil Départemental.
Gaymard met 40 millions d’euros sur la table pour soutenir tout et n’importe quoi ! (Avec notre argent !) A noter que les Savoie se paient une structure supplémentaire entre le Département et la Région : ‘’Savoie-Mont Blanc’’ ! Structure dont le budget est de 27 millions d’euros. Avec encore des fonctionnaires ! Gaymard va arroser les entreprises privées qui crèvent sous la pression fiscale la plus lourde du monde !
Gaymard et le RSA. On ne comprend pas tout. Le décret du 5 mai accorde une aide liée à l’urgence sanitaire de 150 € auxquels s’ajoutent 100 € par enfant à charge. Pour être confinés, donc en dépensant moins. En plus des alloc, CMU, tarifs réduits électricité, etc… N’en jetez plus,  dans un pays en faillite encore des primes distribuées, distribution de chèques vacances, etc....
Gaymard :
‘’On va organiser des états généraux de l’avenir savoyard, réunions, consultations, prospective, plan d’action, cahier de propositions’’ Des paroles et du vent.
‘’C’est un rendez-vous important, on ne peut pas vivre comme avant !’’ Sauf, monsieur Gaymard, que cet ‘’avant’’ c’est vous qui l’avez fabriqué et qui nous l’avez imposé ! Les élus savoyards sont donc disqualifiés et doivent s’en aller.

Bizarre ! Bizarre !
Sans vouloir être mauvaise langue, il semble que certains ralentisseurs ou autres aménagements de voiries engagés par la municipalité au frais des contribuables arrangent particulièrement certains petites voies très secondaires au détriment des autres usagers .
Exemple d’un chantier exécuté juste avant les élections municipales :
   
                        Avant                                               Après
Une voie sans issue, qui dessert quelques pavillons et un petit collectif  vient se raccorder sur un boulevard à grande circulation.
Y a pas photo ! Plus de stop ! Un ralentisseur ! Des trottoirs ! Des passages piétons pour traverser ! Et la priorité à droite qui permet de sortir plus facilement !
Heureux hasard pour les habitants privilégiés de cette petite voie.

BF



 



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