Ou comment certains faux docteurs m'abusent...
Communiqué:
Va-t-on installer définitivement dans nos pratiques le dénombrement
quotidien de nos concitoyens atteints par tel ou tel virus ? Au même
titre que le bulletin météo, chiffres et pourcentages des victimes
s’afficheront-ils désormais sur nos téléphones, influant sur la
coloration de nos journées ? .../...
La notion de pandémie donnait-elle sens à pareille mesure ? L’explosion
des contaminations pouvait justifier au contraire le recours à
l’ensemble du corps médical et la démultiplication de l’offre de soins.../...
Ce faisant, en l’absence des généralistes, on peut considérer que nombre
de cas ont été livrés à une aggravation qui pouvait être évitable,
contribuant éventuellement à la surmortalité de départ. L’autoritarisme
d’État s’en est donné à cœur joie, s’abritant derrière une évidence qui
ne souffrait pas la discussion. L’on a assisté à une politisation des
prises de position et des commentaires sans commune mesure avec les
contenus sanitaires et leur base scientifique. Il y avait désormais une
vérité officielle, seule valable.../...
On ne peut impunément mettre à l’arrêt un pays pour combattre un agent
infectieux, certes contagieux mais dont la létalité n’excède pas celle
de la grippe..../...
Pourtant
l’urgence est là. La vie doit reprendre ses droits dans notre pays,
toute latitude étant restituée à l’activité socio-économique et à la
culture pour s’exprimer, l’individu retrouvant quant à lui dans son
quotidien les ingrédients qui le motivent et le structurent. En somme
une existence libre, sans peur et ouverte sur l’avenir. Garder un œil
sur le virus, comme d’ailleurs sur toutes les menaces qui nous
entourent, ne doit pas mettre en péril nos raisons de vivre.
Ces propos pleins de bon sens sont extraits d'un message de Paul TOUBOUL, professeur de cardiologie à l'Université Lyon 1, médecin des hôpitaux.
On peut en retrouver l'intégralité sur le site: https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/230121/crise-du-coronavirus-l-urgence-d-une-remise-en-cause