Anciens Thermes: les acteurs de cette tragédie grecque se mettent en place

Une chatte n'y retrouverait pas ses petits...

Mais on va quand même essayer d'y voir plus clair

Second communiqué de l'association de défense des intérêts aixois, Duralaix:

" Comme dans toute bonne tragédie, il faut commencer par présenter les personnages, ceux qui y jouent ou y ont joué un rôle, ceux qui y ont beaucoup à gagner ou beaucoup à perdre, ainsi que ceux qui sont étroitement liés entre eux soit par des liens familiaux, affectifs, amicaux, politiques, ésotériques, de subordination... Ou encore des liens financiers, bien entendu.
Voici une liste à peu près exhaustive des principaux personnages de ce drame à rebondissements.


Dominique Dord, ancien maire. Il est le principal protagoniste de cette affaire. C'est lui qui a décidé le rachat par la Ville des Anciens Thermes, d'y installer en attendant la Sté Peyrefitte dans des conditions scabreuses, avant de décider de les revendre à Bouygues.
Renaud Beretti, ancien directeur de cabinet de Dord, puis ancien 1er adjoint du même, puis maire et en même temps vice/président du Conseil départemental de la Savoie, il a accompagné et approuvé Dord dans toutes ses décisions, il est aujourd'hui seul aux manettes.
Marie-Pierre Montoro, ancienne 8ème adjointe de Dord, actuelle 1ère adjointe de Beretti, elle a signé, notamment en 2015 et en 2018, des documents sans lesquels il n'y aurait pas aujourd'hui d'affaire.

La SCCV du Sillon Alpin qui a pour actionnaire Bouygues et la SAS, bénéficiaire de l'acte de vente des Anciens Thermes signé en juillet 2018.
Bouygues, qu'on ne présente plus, l'une de plus grosses sociétés capitalistes européennes, propriétaire de TF1, entre autres.
La SAS, société d'aménagement de la Savoie, dont l'actionnaire majoritaire est... le Conseil départemental de la Savoie

Gérard Peyrefitte, médecin lyonnais, cofondateur, avec son épouse Jacqueline, de la société ITCC Peyrefitte, lui même enseignant en esthétique et auteur d'un ouvrage sur le sujet.
Carole Peyrefitte, fille des précédents, et actuelle directrice de la société Peyrefitte d'Aix-les-Bains.

Situons maintenant le décor. Au départ de l'affaire, en 2005, le décor est un bâtiment appartenant à l'Etat et qui abrite les thermes nationaux, une institution presque aussi vieille que la Savoie française. Puis le décor se transforme. A partir de 2006, les Anciens Thermes deviennent une sorte de fourre-tout entre les mains du maire de l'époque qui a obtenu de l'Etat une convention l'autorisant à occuper les lieux dans l'attente du rachat définitif par la ville. Quinze ans plus tard, le décor n'est plus qu'un chantier en ruine en attente de se voir adjoindre des tours de 17 étages qui ne verront peut-être jamais le jour (ce qui serait le moindre mal).

Voilà, les personnages sont en place, le décor est planté. Action, moteur, ça tourne !
Non, on ne va pas tout reprendre dans le détail. Il faudrait un livre pour réussir ce prodige. Non, on va juste s'arrêter sur les fautes, les manoeuvres, les dissimulations, les faux en écriture publique, les détournements de biens publics, bref à tout ce qui devrait intéresser la justice.
Et à ce propos, il n'est sans doute pas inutile de préciser qu'au printemps 2019 notre association Duralaix a saisi le parquet de Chambéry et déposé une plainte en bonne et due forme
à propos de la plupart des faits inhérents à cette affaire. Sans jamais avoir reçu de réponse. La justice est débordée, c'est bien connu...

Et pourtant l'affaire est quand même menacée d'être soumise à l'arbitrage du tribunal judiciaire de Chambéry. Mais pas à la demande du parquet. Non, à la demande des virtuels propriétaires des Anciens Thermes, la SCCV du Sillon Alpin. Autrement dit, Bouygues et le Conseil départemental, via la SAS.

Renaud Beretti, maire d'Aix-les-Bains, serait ainsi traîné en justice par le Conseil départemental dont il est le vice-président?
C'est plus compliqué que cela. Et bien plus ambigu.


Alors, on continue la saga?

Fin de communiqué





L




Cet article vous a intéressé? Partagez-le sur Facebook ou Twitter