Vaste opération gendarmo-judiciaire à Pugny-Châtenod

Les deux suspects laissés en liberté...


La scène s'est déroulée ce 21 mai dernier et a laissé pantois les habitants de ce si tranquille village savoyard.


C'est une patrouille constituée de trois gendarmes commandés par un officier (et accompagnés d'un fonctionnaire régional et d'un officier de police judiciaire) munie d'une ordonnance délivrée par un juge chambérien qui s'est présentée au domicile des époux L., deux activistes notoirement récidivistes.

Monsieur et Madame L. défendent en effet un attachement viscéral à leurs racines savoyardes au point, tenons nous bien, de collectionner chez eux de nombreuses traces du patrimoine de la Savoie, tels des figurines, des vêtements folkloriques ou de petits meubles typiques d'une époque révolue.
Un tel acharnement à défendre leurs racines leur avait déjà valu, ceci à la requête d'un ancien maire de la commune, d'être expulsés, quasi manu militari, du local qu'occupait leur association.

En forme de résistance à cette mesure, les époux L. avaient eu l'audace d'entasser dans leur propre maison les objets qu'ils avaient réussi à récupérer avant leur expulsion du local associatif.

N'écoutant que son bon coeur et son souci du bien-être de ses concitoyens, le nouveau maire de Pugny avait donc obtenu d'un magistrat judiciaire de Chambéry une ordonnance autorisant l'édile à recourir à la force publique pour venir vérifier sur place si le stockage de ces souvenirs dans une maison particulière ne mettait pas en péril non seulement ses habitants mais aussi les autres riverains. D'où l'opération gendarmesque qui a duré deux heures. Et à l'issue de laquelle les supposés contrevenants à l'ordre public ont été malgré tout laissés libres de continuer à défier l'autorité municipale.

Ce cas de laxisme judiciaire est, fort heureusement, en contradiction avec la célérité et la sévérité avec lesquelles la justice française se comporte ordinairement avec les dangereux délinquants. Confer les maints exemples de cette fermeté comme dans le cas de ce migrant sous le coup d'une OQTF depuis deux ans qui a poignardé quatre personnes dans le métro lyonnais et que les autorités françaises ont immédiatement, et sans trembler, placé dans un établissement hospitalier en vue de soins. Ceci avant de très certainement lui infliger une seconde obligation de quitter le territoire.... dès que son état de santé le permettra.

En attendant, les époux L., vont pouvoir continuer de défier les autorités locales en exhibant leur passion pour les traditions savoyardes sur les places publiques. Quelle honte!


Ah, le laxisme de la justice!


Note aux benêts: cette histoire vraie a été écrite au second degré.