Les JO et Grospiron, ou le
problème français !
En plus d’une immense carrière d’athlète, Grospiron s’était reconverti avec
bonheur et succès dans les techniques d‘organisation et dans les affaires. Il
maitrisait les codes du sport de haut niveau et ses enjeux économiques. Il a
pensé être capable de gérer ceux-ci en oubliant totalement le pouvoir de destruction
de nos hommes politiques ! Il a reconnu que ‘’les conditions n’étaient plus réunies ‘’ pour mener sa mission en
pointant du doigt ‘’les tensions liées à
la gouvernance du projet.’’. Il s’est retrouvé dans un panier de crabes
politiques et totalement isolé face à la folie de l’Etat et des politicards. Les
commissions d’inspection du CIO vont débuter leurs visites techniques des
futurs sites alors qu’il était bien le seul à être crédible !
Un pilotage très politique des JO
2030 par des incapables.
Que des vieux chevaux de retour dont on se demande bien quelle qualité ils
ont pour maitriser une telle organisation.
. Les dirigeants des Régions Hôtes.
Pannekouck. Président de la région
Auvergne-Rhône-Alpes. Successeur de Wauquiez, nommé conseiller spéciale en
détournant le non cumul des mandats. La Chambre régionale des comptes lui a
trouvé un emploi fantôme en 2019, (avec voiture de fonction), attribué par
Gaymard.
Muselier. Président de la région
PACA. Dont on ne compte plus les casseroles et les retournements de veste avec
son copain Estrosi. Ne sachant plus où aller ils sont devenus des macronistes
de la dernière heure.
. Les représentants de l’Etat.
M. Ferrari. Ministre des sports. Elle
gère la tutelle et le suivi de l’Etat sur la préparation des jeux. Comment
peut-elle rester dans un tel cirque gouvernemental, il est vrai que les places
sont bonnes. Elle est au sport ce que Delogu est à la langue française et Panot
à la finesse d’esprit féminine.
. Roberti. Préfet du Tarn et Garonne, directeur général chargé de
stabiliser la gestion opérationnelle. Un de plus dans ce marécage.
. Molina. Un inconnu sorti d’un chapeau, délégué interministériel,
placé sous la haute autorité de
l’indispensable Barnier !
. Les dirigeants du Mouvement Sportif. Comme tout ce petit
monde n’y connait rien ou pas grand-chose, ils tolèrent avec eux Lappartient, président
du Comité national olympique et Le Fur, présidente du comité para-olympique.
On comprend que Grospiron,
spécialiste des bosses, quitte le tire-fesse où il n’y a pour lui que des coups
à prendre et des bosses à se faire!
Et on retrouve l’indispensable
Barnier !
Ce garçon a fait une telle carrière politique que l’on comprend mieux
pourquoi notre pays est en train de disparaître. Une grande propriété en
Sologne avec un immense parc arboré et une retraite de 28 000€
mensuelle ! Il est passé de partout, il a tout fait, mais surtout il a su
survivre à toutes les saloperies du genre Bruxellois ou incinérateur
d’Albertville et ses cancéreux. Ni responsable, ni coupable mais toujours
disponible pour un petit poste éphémère de premier ministre ou peut-être même
président.
Il est dans le circuit des JO comme soutien politique et institutionnel auprès
du président Grospiron ! Trop drôle. Il était ‘’soutien’’, mais n’a rien
soutenu, pourquoi n’est-on pas étonnés ? Il participe aux orientations
stratégiques, il apporte son expertise et une dimension politique pour
accompagner l’équipe, il estime qu’il faut garder de la sérénité et soutenir la
gouvernance face aux ajustements organisationnels. Bref, tout ça ne veut rien
dire. Ce pays a besoin de vrais chefs responsables, pas de vieilles nouilles
radoteuse.
Les savoyards n’ont pas oublié ‘’les
jeux paieront les jeux !’’. Il s’en est sorti en faisant payer par l’Etat,
donc par tous les français au lieu des seuls savoyards, les pertes des jeux
d’Albertville.‘ ’Ces jeux ont permis au
département de moderniser les infrastructures et de gagner 20 ans.’’ Le département était
donc à la traine de 20 ans alors qu’il en était le président.
Ce type est une anguille ! A peine censuré comme premier ministre au
rabais, il a été nommé aux commandes du comité d’organisation des JO
2030 ! Avec un gros salaire et sans passer par la case chômage comme un
vulgaire travailleur.
A peine nommé il est accusé de ‘’prise
illégale d’intérêts’’. Il a signé une lettre assurant le Comité
international olympique de la garantie financière de l’Etat. Or en acceptant sa
mission à la tête du comité d’organisation des JO cinq jours après avoir quitté
ses fonctions, il n’a pas attendu le délai légal de trois ans pour intégrer une
entreprise privée avec laquelle il avait contracté.
Rappel des JO d’Albertville.
Il est officiellement la ‘’star’’ et le ‘’grand patron’’ des JO
d’Albertville. Mais n’oublions pas ce qui est caché sous le tapis.
Après avoir porté avec succès la candidature d’Albertville avec Barnier,
Killy démissionne brutalement refusant la lourdeur étatique et la bureaucratie
des politocards. (Il en a marre de trainer des boulets politiques.). Samaranch,
patron du CIO, parie 100 dollars avec Killy en lui disant qu’il reviendra sur
sa décision. Face au blocage et au risque de désorganisation des jeux,
Samaranch fait comprendre aux autorités françaises que la présence de Killy à
la tête du comité est un gage de crédibilité indispensable pour le CIO. Il
menace même que la France soit déchue de l’organisation des JO d’Albertville. L’Etat
finit par céder en adaptant la structure juridique du comité. Killy accepte de
revenir et il est nommé co-président. Killy
a perdu son pari et donnera les 100 dollars à Samaranch. Le vrai patron des JO
d’Albertville était donc bien Killy beaucoup plus que l’inénarrable Barnier.
Le problème est que tout ce petit monde politique ne joue pas avec son argent, mais avec le nôtre.
BF

